Qui je suis

Derrière Flût’ A Pa’, il y des mains, un savoir-faire….
et tout un tas de papiers…
Une aventure née de la curiosité
Je suis flûtiste traversière classique. J’ai passé dix ans dans un CNSM, puis, en sortant du conservatoire, j’ai eu envie d’aller voir ailleurs. D’expérimenter d’autres musiques, d’autres façons de jouer, d’autres façons d’être musicienne.
Un passage par le jazz m’a ouvert les portes de l’improvisation « structurée ».
Puis j’ai découvert la musique improvisée. Là, j’ai trouvé ma place.
Ce fut une période riche en rencontres avec des musiciens improvisateurs, mais aussi en découvertes et en expérimentations. J’en suis sortie avec une furieuse envie de créer mon propre « sac à sons ».
C’est à cette époque qu’un séjour en Martinique, où j’étais professeur de flûte remplaçant, m’a fait faire une rencontre déterminante : celle d’un flûtiste qui fabriquait lui-même ses flûtes en bambou.
À mon retour, je me suis lancée.
Mais avec quel matériau ?
Le bambou ? Trop difficile à travailler, et je n’avais pas l’équipement nécessaire.
Le PVC semblait plus accessible. Alors j’ai commencé à expérimenter.

premiers essais en changeant l’embouchure avec un coude en plus. photo de 1998.
Au départ, l’idée était de fabriquer mon « sac à sons » à partir de ma flûte traversière : un système d’éléments interchangeables qui me permettrait de modifier le son et les possibilités de jeu.
Créer autrement
Ma curiosité ne s’est pas arrêtée là.
J’avais envie d’en apprendre davantage sur l’histoire de la flûte, sur la manière dont elle avait évolué au fil du temps, mais aussi de comprendre ce qui se passait réellement dans un tube pour produire un son.
Cette envie m’a menée jusque dans les bibliothèques de Paris, où j’ai passé presque une année à fouiller les livres, à chercher, à lire, à comprendre.
Et puis, au détour d’un ouvrage consacré à l’acoustique, je suis tombée sur une petite phrase, toute simple :
« Une onde sonore a exactement la même tête, quel que soit le matériau utilisé, à condition que le tube fabriqué ait les mêmes dimensions. »
Ah… tiens ?
Si le matériau n’avait finalement pas tant d’importance, alors je pouvais essayer autre chose.
J’avais justement un tube en carton sous la main. J’ai essayé.
Le résultat ? Pas top.
Le tube n’avait pas les bonnes cotes. Dépitée, je l’ai dépioté.
Tiens ? Des feuilles collées les unes aux autres ?
Et si… ?
L’idée paraissait plus que saugrenue, mais bon, je me suis dit : « Qu’à cela ne tienne, j’essaie. »
Résultat ? Une flûte toute simple, un traverso, qui fonctionnait plutôt bien.
C’est comme ça que le papier est entré dans la fabrication de mes flûtes.
Flût’ A Pa’ n’était pas encore né.
Dix ans se sont écoulés entre cette première flûte en papier et la création de l’atelier. Dix années d’expérimentations, de recherches, d’essais, de rencontres et de nouvelles idées.
Depuis, je continue d’expérimenter, de chercher, de détourner, de tester.
Et finalement, c’est peut-être ça, Flût’ A Pa’ : continuer à se demander « Et si… ? »
Parce qu’une idée en entraîne souvent une autre….
Une flûte en papier m’a menée vers d’autres formes, d’autres objets, d’autres façons de travailler le papier et le carton. Petit à petit, mon terrain de jeu s’est élargi.
Des flûtes, mais pas seulement
Aujourd’hui, les flûtes restent au cœur de Flût’ A Pa’. Mais elles ne sont qu’une partie de ce que je crée.
Le papier et le carton sont devenus des matériaux à part entière, que j’aime explorer pour leurs possibilités, leurs contraintes et les surprises qu’ils réservent.
Il y a les flûtes, bien sûr. Il y a aussi le cartonnage, les créations sur mesure, les objets imaginés à partir d’une idée ou d’un besoin particulier.
Et puis il y a les ateliers, où je partage cette envie d’expérimenter, de fabriquer et de découvrir autrement.
Tout cela peut sembler très différent au premier regard. Pourtant, le fil conducteur reste le même : prendre un matériau, une idée, une envie… et voir jusqu’où on peut l’emmener.
Le sur-mesure, parce qu’une idée n’entre pas toujours dans une case
Certaines créations commencent par une demande très précise. D’autres par une idée encore un peu floue, une envie, une contrainte ou simplement un « Est-ce que tu pourrais… ? ».
C’est là que j’aime particulièrement travailler.
Chercher, imaginer, essayer, adapter, recommencer parfois… jusqu’à trouver une solution qui corresponde vraiment au projet.
Parce que le sur-mesure, ce n’est pas seulement fabriquer quelque chose à une dimension particulière. C’est partir de ce qui existe dans la tête de quelqu’un et chercher comment le faire entrer dans la matière.
Et parfois, c’est justement là que les idées les plus intéressantes apparaissent.
Et si on faisait connaissance ?
Derrière Flût’ A Pa’, il y a surtout une envie de créer, de transmettre et de continuer à expérimenter.
Alors, que vous soyez simplement curieux, musicien, amateur de papier et de carton, à la recherche d’une création particulière ou que vous ayez envie de découvrir les ateliers…
Bienvenue chez Flût’ A Pa’.
